À la rencontre de ceux qui font STM, ce mois-ci : Hansjuerg Roethlisberger, responsable du « Groupe Travel Management » chez SICPA.
HJR portrait - 2(1)♦ Quelques mots sur SICPA pour commencer…

Hansjuerg Roethlisberger : SICPA est un groupe familial fondé en 1927, installé à Prilly (canton de Vaud) et aujourd’hui actif dans trois secteurs : les encres de sécurité, les solutions de sécurité pour les gouvernements et la protection des produits et des marques. Le grand public connait SICPA plutôt pour la première activité puisque ce sont nos encres qui sont employées pour la fabrication des billets de banque et pour tout papier de valeur, notamment les passeports.

♦ Quelles catégories de voyages génèrent ces activités ?

H. R. : Une grande partie de nos déplacements se font pour des raisons de support technique, de vente, d’implémentation et de prospection.

♦ Et quelles sont les principales destinations de vos voyageurs ?

H. R. : C’est très fluctuant. On voyage dans quasiment tous les pays à travers le monde ! Il y a bien entendu des destinations vers lesquelles on voyage plus fréquemment. Je pense notamment aux Etats-Unis (Washington), au Brésil, à la Malaisie où le groupe a établi des filiales mais c’est surtout la diversité des destinations qui nous caractérise. Ceci explique notre difficulté en terme de travel management à obtenir des tarifs négociés plus intéressants que la multitude des tarifs publiés.

♦ Pouvez-vous atteindre directement ces destinations depuis la Suisse ?

H. R. : Bien sûr, s’il existe des vols directs, on prend ! Pour les déplacements long courrier ce n’est hélas pas toujours possible, car il existe très peu de liaisons directes pour nos destinations depuis Genève. De ce fait on utilise fréquemment des vols via des hubs en Europe, comme Zurich, Munich, Francfort, Paris, Madrid ou Amsterdam, ou via les pays du Golfe s’il s’agit de voyager en Asie. Aussi, pour répondre à nos besoins, nous avons des accords avec plusieurs partenaires en Europe, que ce soit avec le groupe Lufthansa, SkyTeam, IAG, ainsi qu’avec des compagnies aériennes spécifiques.

♦ Vous êtes rattaché aux RH, ce qui est plutôt rare pour un travel manager. Pourquoi ce choix ?

H. R. : C’est la situation que nous avons souhaité installer voici quatre ans. Préalablement, je rapportais aux achats mais la partie duty of care est devenue clé aujourd’hui et cela faisait sens de rapporter plutôt à la direction RH en gardant un lien très étroit avec les divers autres départements tels que la sécurité, les finances et les achats. C’est un aspect très important pour nous : que l’information et la prévention soit faite dans les règles de l’art et que tous nos voyageurs soient suivis d’où qu’ils partent.

♦ Vous avez participé à la création de STM. Qu’attendez-vous de l’association ?

H. R. : Je fais partie de l’AFTM depuis quelques années déjà mais je pense que c’est un vrai « plus » de pouvoir s’appuyer sur une association au plus proche de nos préoccupations. Bien sûr, dans l’ensemble, tous les travel managers sont confrontés aux mêmes challenges mais je pense quand même que chaque région a des problématiques qui lui sont propres. Ce que j’attends avant tout de STM, c’est un échange de best practices, dans un métier qui évolue beaucoup et qui devient de plus en plus complexe. Chacun d’entre nous a son propre réseau mais on ne peut pas connaître tout le monde. STM donne l’occasion d’élargir ce cercle.